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The stars come out { Summer

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MessageSujet: The stars come out { Summer Dim 12 Mai - 17:34


« The sun goes down the stars come out.
My universe will never be the same I'm glad you came. »

Encore une nuit d’insomnie, une nuit de plus a erré dans les rues de Rio je ne me souviens même plus combien de sortie nocturne de ce gens j’ai pu faire. Je ne portais qu’un tee-shirt blanc et un jean mais la nuit était si douce que je n’avais pas besoin de plus, je n’avais pas pris mon téléphone pour ne pas être dérangé dans ma balade et mon observation de cette ville magnifique de nuit. Je marchais ma cigarette à la main, je cherchais l’inspiration jusqu’à ce que j’arrive devant le musée, je regardais autour de moi puis je me dirigeais vers la porte de service, celle réservé au personnel. J’avais la clé depuis quelques mois, j’avais fait un boulot pour l’un de mes patrons, je devais voler une pièce dans le musée et j’avais donc gardé la clé juste au cas où. Je connaissais cet endroit par cœur grâce à mes repérages il y a quelques mois, je me sentais chez moi à l’intérieur, entouré de tout cet art. Je n’avais jamais vraiment eu de talent pour mes propres pièces mais quand il s’agissait de copier j’étais l’un des meilleurs, je me baladais donc dans le musée tentant d’éviter le gardien qui comme toujours devait faire une sieste au lieu de vraiment surveiller mais je préférais être vigilent, on ne sait jamais. La vie ne m’avait pas toujours fait de cadeau mais l’art avait toujours été la seule chose qui me permettait de m’évader de tout ça, au départ c’était un secret que je gardais pour moi jusqu’à ce que j’ai besoin d’argent et que je me décide d’user de mes dons d’arnaqueur et de ma bonne tête pour ramener de l’argent à la maison. Sauf que dans ce milieu tout va vite une fois qu’on y entre, le vice s’installe en nous et il nous en faut toujours plus, on veut de l’argent ou du pouvoir pour certains et on se sent intouchable, invincible et libre de faire ce qu’on veut. Surtout quand on est dans une ville comme Rio ou les criminels sont libres de faire ce qu’ils souhaitent. Je me sentais vraiment heureux ce soir, même si l’alcool ingérait plus tôt devait y être pour quelque chose je me sentais juste bien quand je me retrouvais dans mon élément. Tout était si paisible et silencieux, la pénombre favorisait ce moment de paix enfin jusqu’à ce que j’entende un bruit, je regardais autour de moi et je me cachais dans un coin sombre. Je ne voyais pas grand-chose et je me décidais d’aller voir dans la cabine du gardien s’il y était. J’étais très discret et je tentais de marcher tel un fantôme, j’arrivais enfin à l’endroit souhaiter et je voyais ce vieux monsieur endormi, je fronçais alors les sourcils. Je n’étais visiblement pas seul. Je me demandais si c’était quelqu’un comme moi qui étais entré par effraction bien que j’avais la clé moi ou si c’était l’une des personnes qui me recherchait. Je retournais à l’endroit où j’avais entendu le bruit bien décidé à ne pas me laisser faire, je n’avais rien à perdre de toute façon vu ma vie. Je me mettais au centre de la pièce quand j’entendais de nouveau un bruit, malgré mes regards je ne voyais personne. « Y a quelqu’un ? » Oui bon d’accord si le musée était en fait hanté personne ne me répondrait et si on était là pour me tuer la personne ne répondrait probablement pas non plus, en fait je ne savais pas pourquoi j’avais lancé cette phrase vu que personne ne me répondrait surement, mais qui sait j’allais peut-être avoir de la chance. Je restais immobile, dans l’attente d’un bruit ou de n’importe quoi pour me prouver que je n’avais pas imaginé ces bruits. C’est alors que j’entendais encore un bruit et ce n’était surement pas un rat parce que je ne l’aurais pas aussi bien entendu enfin je pense. « Je sais que quelqu’un est là je vous entends, je ne suis ni le gardien ni de la police donc vous pouvez vous montrez. » Ca le rassurerait peut-être mais en même temps même si j’étais de la police j’aurais dit ça non ? Je n’en sais rien je n’ai jamais vraiment aimé côtoyer ces gens-là. Je restais donc là comme un idiot dans l’attente de quoi que ce soit, avec l’impression de m’être fait des films enfin jusqu’à ce que j’aperçoive une tête, j’étais donc enfin sur qu’il y avait quelqu’un et que je n’étais pas fou. « J’ai vu une tête alors c’est bon sortez de là » Je riais légèrement, trouvant tout ça très bizarre et pourtant le comique de la scène était là.
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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Mer 15 Mai - 16:18


« I don't know what happen to us »


Tu as compris ? Ce que tu dis étant à la portée d'un enfant de cinq ans, je crois bien que oui. Un simple sourire de ma part et je vis le sien fondre. J'étais vraiment si effrayante que cela ? Non, je ne pensais pas. Mais j'étais la fille que son patron, Tasarov, venait d'embaucher pour commettre un meurtre et il était le pauvre garçon qui s'était vu attribué la charge de venir me donner les informations dont j'avais besoin pour cela. A vrai dire, mon accord avec Tasarov avait été fait et conclu en face à face mais il n'avait pas voulu me donner le nom de ma cible à ce moment là. Pourquoi ? Je ne sais pas, je me demandais même s'il avait un nom à ce moment là. Peut-être voulait-il simple me tester, voir si je serais capable de ter quelqu'un pour satisfaire un de ses ordres et qu'il avait choisi un pif un pauvre innocent. Peut être aussi que j'allais m'en prendre à quelqu'un qui me donnerait beaucoup de fils à retordre. J'en savais rien mais j'avais une certaine confiance en Tasarov, travaillant avec lui sur d'autres domaines depuis maintenant deux ans. Je pris le dossier qu'il me tendis ainsi que le pistolet qu'ils avaient mis à ma disposition pour cette occasion. Je vérifiais le chargeur et le rangeais à ma ceinture, le cachant sous ma chemise aussi discrètement que je pouvais. Puis, je plantais le type comme ça, entrant dans le premier café que je croisais sur ma route pour étudier mon dossier. Je m'assis, commandais un expresso et lisais rapidement les feuilles que j'avais sous les yeux. Niko Kostas, 30 ans, architecte. Je lisais un peu plus, cherchant des informations qui pourraient me mener jusqu'à lui et ensuite me permettre de le tuer. Enfin pour ça, ils avaient été claire : une balle dans la tête ou dans le coeur. A la rigueur plusieurs si je me ratais au premier coup. Bref, abattu par balle. J'essayerais de pas trop faire durer la chose puisque cette méthode était loin d'être ma préférée. J'observais les photos que j'avais à ma disposition, essayant de marquer son visage dans mon esprit, son allure, tout petit détail qui pourrait me permettre de l'identifier. Je récoltais quelques informations sur où je pourrais l'approcher et fourrais le dossier dans mon sac. Et c'est parti...

Cela faisait maintenant deux jours... Deux jours que j'avais appelé Amy pour qu'elle me garder Etan, ce qu'elle avait à mon grand bonheur accepté. Deux jours que j'étais passée que rapidement en coup de vent à la galerie pour faire acte de présence. Deux jours que je sillonnais les rues de Rio à la cherche de Niko Kostas. Deux jours et j'avais fini par le trouver, au cours de l'après-midi, un peu par hasard. Et depuis je ne l'avais pas lâché d'une semelle. La filature n'avait jamais tellement été mon truc. Fabian m'en avait enseigner les bases, m'avait appris à me renseigner sur mes cibles, appris à les suivre pour obtenir leur habitudes mais je n'aimais pas cela et j'avais tendance à ne pas tenir très longtemps. Je m'étais déjà fait prendre sur le fait et plus régulièrement je perdais ma cible de vu. En évitant de me faire prendre donc... A vrai dire, je savais même pas s'il avait déjà posé les yeux sur moi depuis que je le suivais. D'ailleurs, il se remit en mouvement et moi aussi. Il était à pied et pourtant je ne mis vraiment pas longtemps à reconnaître la direction qu'il prenait. Le musée... Pourquoi un musée ? Qu'est-ce qu'ils avaient tous avec les musées ? Abattre quelqu'un d'une balle au milieux de toutes ces oeuvres ? Je grimaçais à l'idée même que je puisse en endommager une. Mais je ne fis pas marche arrière. Je me glissais comme un chat dans son sillage, passant la porte avec aisance. Pourtant, je dus me trahir car je le vis se raidir et commencer à tourner la tête dans ma direction. Je m'aplatissais contre un mur, assez dans l'ombre pour qu'il ne puisse pas me voir. Je profitais du froid que dégageaient les pierres, tout en sentant la pression du manche de mon arme dans mon dos. Comme pour me rappeler pourquoi j'étais là. Pas de pitié Erlina. Pas de pitié ou ce sera toi qui finira par te faire tuer, mon père me disait souvent cela. Je l'entendis, plus que je ne le vis car il avait également fini par pensé que se cacher serait une bonne idée, partir. Mince, il était assez discret en plus. Doucement, à pas de loup, je me glissais à nouveau à sa suite, agrandissant quelque peu la distance entre nous pour éviter qu'il me repère. Oh non, la loge du gardien. Bon dieu, n'appelle pas la police, grand imbécile. Non, vérifie juste que le gardien est bien en train de dormir, il semblerait qu'il ait envie d'entretenir le cliché. Je fis marche arrière, tout doucement, le laissant revenir sur ses pas et moi sur les miens. Nous finîmes par nous retrouver à l'endroit où il m'avait entendu. Alors que je m'attendais à le voir je ne sais pas, vérifier qu'il n'avait pas simplement entendu un rat, il me surprit et se mit au milieu de la pièce. Huumpf... Frustration, j'étais définitivement grillée pour le coup. Je sortis mon flingue, restant aussi immobile que je le pouvais. Mais il n'abandonnait pas, m'incitant même à me montrer. Je finis par céder et sortir de l'ombre, m'avance de quelques pas, tout en prenant bien soin de le pointer de mon arme. Tu mens pas trop mal mais je sais que tu m'as seulement entendu. Oui, j'ai ma fierté et alors ? Je me rapprochais de lui, profitant de cette nouvelle distance pour l'observer comme j'avais pas encore pu le faire. Ce fut là que je remarquais son bras, probablement cassé ainsi que les marques de blessures pas tout à fait cicatrisées dans son cou. Bordel Tasarov, tu sais que j'ai des principes. Je suppose que tu sais ce que je fais ici ? En dehors du fait que je pointe mon arme sur toi bien entendu. A vrai dire, je suis même prête à parier que tu sais qui m'envoie... Je gagnais du temps. Pourquoi ? Non pas parce que je craignais qu'il se batte. Il y avait assez de distance entre nous pour que je tire avant qu'il ne puisse me toucher. Non, parce que je ne savais pas quoi de mes principes ou mon contact j'allais respecter. Ne jamais tuer d'enfant, ne jamais tuer de femme, ne jamais tuer de personnes blessées. Et éviter les pères de familles dans la mesure du possible. Oh, il n'étais ni dans la première catégorie, ni dans la seconde mais il faisait définitivement parti de la troisième.

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    Il y a dans ma vie bien des gens. Il y a Fabian, à qui je pense constamment. Il y a Chase dont la présence me rassure. Il y a Patrick qui m'est devenu indispensable. Il y a Niko qui a débarqué sans que je m'y attende et que je refuse de laisser partir. Et il y a toi, Etan, ma fille, la chose la plus précieuse qui me reste.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Jeu 16 Mai - 20:27


« The sun goes down the stars come out.
My universe will never be the same I'm glad you came. »

J’étais là dans le noir a parlé seul et d’un seul coup je me suis dit que si c’était un rat ce dernier se ficherait bien de moi à cet instant. Je regardais les alentours mais l’obscurité de la pièce ne m’aidait pas vraiment. J’étais pourtant sur de moi, les bruits que j’avais entendu ne ressembler en rien à ceux de rongeurs. Puis je me retrouvais avec une arme pointée sur moi, je roulais des yeux trouvant cette scène beaucoup trop stéréotypé à mon goût, je n’étais pas un grand fan des armes à feu aussi étonnant que ça puisse paraître vu le milieu dans lequel j’évoluais. Un sourire en coin se forma sur ma bouche, je regardais la jeune femme qui me faisait face la trouvant pas du tout à sa place avec cette arme et surtout dans son rôle de tueuse à gage. Elle semblait si innocente, sa beauté presque angélique dénotait fortement de son métier, c’était peut-être pour ça qu’elle avait été choisi pour ce genre de mission, personne ne se méfie d’une aussi jolie femme, pas même moi. J’étais amusée de la situation alors que c’était ma mise à mort, plutôt ironique j’allais mourir dans un musée alors que j’avais passé ma vie à contrefaire ces œuvres qui m’entourait. Comme quoi je n’échappe même pas au karma, pas plus qu’à mon destin pittoresque. Je pensais d’un seul coup à Elena, ma sœur jumelle, la seule personne qui comptait à mes yeux et je m’en voulais de l’abandonner dans de tel circonstance, elle allait surement découvrir ma mort dans le journal et on aurait jamais eu la chance de se dire au revoir. Ça m’attristait un peu et pourtant j’étais préparé à subir ma sentence, ce n’est pas comme si j’avais réellement construit quelque chose dans cette vie, je n’avais pas de femme, pas d’enfant et personne qui m’attendait chez moi. Je m’étais toujours vu comme un électron libre allergique à la routine qu’est la vie mais aujourd’hui j’étais désabusé de tout ça, je ne voyais même plus la peine de vivre c’est pour ça que je ne sillais même pas devant l’arme pointé sur moi. Que je vive ou je meurs ne changer rien au monde alors pourquoi m’en faire. « Je ne mens jamais mademoiselle … Hum comment vous appelez-vous ? » Un sourire charmeur se forma sur ma bouche pour remplacer l’ancien, non pas que je compte la séduire pour qu’elle épargne ma vie, se serait peine perdue à mon avis. C’est simplement que j’avais besoin de charmer en toute circonstance, c’était peut-être ça qui m’avait mené à ma perte, une ex énervée avait peut-être posé un contrat, échangeant ma vie contre de l’argent, ce serait plutôt amusant. « Je sais que les tueurs à gage n’aime pas donner leur identité, je me contenterais d’un faux nom si vous le souhaitez, je veux juste savoir le nom de celui qui va enfin me libérer de cette vie. » Alors qu’elle me disait que je savais surement pourquoi elle était là je prenais un air faussement innocent, j’espérais qu’elle ne soit pas nouvelle dans le métier sinon je risquais de la déstabiliser plus qu’autre chose et mon dernier contact avec un être humain se réduirait à une balle dans ma tête sans aucune politesse. « Je ne parlerais qu’en présence de mon avocat » Un léger rire s’échappa de ma bouche, mon arrogance risquait de me couter cher mais je n’en avais rien à faire. Je me retournais alors vers une toile, appréciant la beauté de cette dernière et ignorant par la même occasion la demoiselle qui me menaçait d’une arme. J’étais conscient de la scène qui se déroulait et pourtant je restais moi-même, je n’allais pas pleurer ou supplier cette femme de m’épargner, je n’allais même pas essayer de m’échapper car au fond de moi je savais que c’était ma destinée. J’avais passé des années à me sentir puissant et invincible alors qu’au fond je n’étais qu’un petit criminel dans ce grand rouage qu’est la mafia. Je ne leur étais utile que pour arnaquer et escroquer les gens avec des plans qui paraissaient stupides mais qui fonctionnait toujours. « C’est une belle toile n’est-ce pas ? » Je jetais un coup d’œil à mon agresseur, comme pour partager un dernier moment d’humanité avec ma fin tragique, si elle avait un peu de cœur elle laisserait un homme dire ces dernières volontés non ? Face à moi se tenait un tableau de Gustavo Dall’Ara, ce tableau représentait Rio il y a un siècle, pas le plus beau tableau du monde mais il avait une certaine âme et authenticité qui me plaisait. La différence entre les rues qu’il avait peint et celle dans lesquelles on se promenait aujourd’hui était à couper le souffle. J’aimais savoir qu’à un moment Rio n’était qu’une simple ville et que le chaos s’était abattu à cet endroit à cause de ces inégalités flagrantes dans le monde. « C’est un tableau de Rio il y a un siècle, peint par Gustavo Dall’Ara, c’est magnifique d’avoir des traces du changement. Qui aurait cru que Rio était une ville qui semblait si paisible auparavant. » Je souriais, un vrai sourire cette fois-ci, ce dernier était dû à cet endroit, à ces œuvres qui m’entouraient. L’art est la seule chose qui m’avait permis de tenir jusque-là, je me sentais vivant grâce à ces toiles. Je n’avais jamais eu le talent pour être un peintre mais la reproduction ne me posait aucun problème, j’étais surement trop perfectionniste pour être talentueux. « Je suis ravi de mourir dans un musée vous ne pouvez pas savoir à quel point. » Tout était paisible et clair, je ne mettais pas de sous-entendu ou je n’essayais même pas de reculer le moment où elle m’abattrait, enfin je ne le faisais pas exprès je voulais simplement apprécier une dernière fois la beauté de l’art. En espérant que mon sang n’éclabousse pas l’endroit et gâcher ces œuvres, ce serait un tel gâchis.

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❝ THE BIG CITY BELONGS TO US TONIGHT ❞
I'm looking for some action and it's out there somewhere you can feel the electricity on in the evening air. And it may be just more of the same but sometimes I wanna go where everyone knows your name. So I guess I'll have to wait and see but I'm just gonna let something brand new happen to me
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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Mer 29 Mai - 11:27


« I don't know what happen to us »


Il souriait. C'était assez inattendu venant d'une personne qui était sur le point de se faire tuer non ? Ou peut-être pensait-il pouvoir s'échapper, ce genre de chose. Peut-être le pensait-il mais c'était déjà risqué pour quelqu'un au mieux de sa forme alors pour un blessé au bras cassé c'était assez inattendu. Presque au tant que son sourire. Il souriait alors que j'étais censé le tuer... J'avais connu plus d'une ou deux victimes qui pensaient retourner la situation mais il était le premier à me regarder en face et à sourire. Il me déstabilisait. Tout le monde ment un jour. Ne dire qu'on le fait jamais, c'est mentir. Après tout, il a surement été un adolescent mentant quelque peu à ses parents. A moins que ceci me soit réservé, je n'avais pas tellement connu d'autres adolescents pour comparer. Mais, à son jeune âge pourtant, je voyais déjà Etan faire de petit mensonges comme dire s'être lavée les dents quand elle ne l'avait pas fait. Alors, j'étais sure qu'en me disant ne jamais mentir, il mentait. Quant à mon nom... Qu'est-ce qu'on les hommes à vouloir savoir qui s'en prend à eux dans la fin ? Pourquoi a-t-on besoin de savoir qui nous tue ? Je crois bien que je préfèrerais l'ignorer. Ignorer si je connais cette personne, ignorer qu'un de mes proches peut m'avoir trahi, ignorer que mon ennemi m'a retrouvé, ignorer qu'un inconnu à réussi à me débusquer. Ignorer que je suis morte sans que celui qui fasse cela sache ce qui j'étais. J'allais mentir. Mentir et donner un faux nom autre que celui que je portais. Mais lui c'était différent. Il voulait pas mon nom, pas le vrai ni même le faux. Il voulait un prénom pour le mettre sur le visage de la personne qui allait le tuer. Il disait cela... Comme s'il voulait me remercier de le laisser partir. Bon Dieu, ne commence pas à imaginer cela Erlina ou tu ne finiras jamais ce travail. Je suppose que c'est de bonne guerre. On m'appelle Summer. Mais ce n'est pas mon nom. Enfin, ça il n'avait pas besoin de le savoir. Il fit l'innocent comme un mauvais comédien, comme un enfant que l'on gronde et je dus retenir un rire qui voulait s'échapper de ma gorge, sans réussir à masquer mon sourire. Il semblait prendre tout ceci avec tant de désinvolture qu'il me donnait envie de faire au tant. Baisser mon arme et ne pas repeindre de rouge cette pièce et ses magnifiques oeuvres d'art. Mais non, je la tenais bien fermement dans ma main et m'approchait un peu plus de lui. Je repeindrais ma veste au passage. Je veux bien me faire l'avocat du diable si cela peut soulager ta conscience avant de... Mourir. Je ne saurais probablement jamais pourquoi ce mot resta bloquer dans ma bouche mais je m'en voulus. Père me l'avait dit : ne jamais se montrer faible devant un ennemi. Ne jamais lui donner une ouverture. Ne jamais lui laisser prendre le dessus. Il y avait tellement de règle à respecter. Comment se comporter, que faire... Un code éthique qu'il m'avait appris dès que j'avais manifesté mon intérêt pour ce genre d'activité. Et si je tuais Niko, j'enfreindrais ces règles non ? Je tuerais quelqu'un qui n'était pas en état de se défendre. Je ferais ce que je m'interdisais de faire. Je jetais un regard à la toile. Un beau tableau, une oeuvre magnifique. Je la connaissais déjà bien entendu. L'une des première chose que j'avais faite en arrivant à Rio avait été de visiter tous ses musées. Une fois, puis une seconde et encore une fois. Je crois bien que c'était en deux ans, au moins la dixième fois que je posais les pieds ici. Je ne pus m'empêcher de sourire et de laisser mes yeux étudier une nouvelle fois cette oeuvre alors qu'il m'en parlait avec la voix d'un passionné. Une voix que je connaissais bien car j'avais la même quand je me lançais dans ce genre de discussion sur l'art. Une voix que je connaissais pour travailler dans ce milieu depuis des années. J'ai toujours trouvé ce tableau envoutant. Gustavo Dall'Ara... J'avais acquis une des ses oeuvres il y a plusieurs années. Avant de quitter Boston en d'autres termes. Sa phrase suivante me fit l'effet d'une bombe. Je le regardais, évitant toutefois son regard. Et puis, je baissais mon arme. Je te maudis d'avoir choisi de passer ta fin de soirée dans un musée. Parce que je ne voudrais pas salir un tel endroit. Parce que je ne voudrais pas risquer qu'une seule minuscule goutelette de ton sang n'aille s'égarer sur ses tableaux. Parce que je n'ai jamais voulu associer quelques formes d'art à la mort, à l'assassinat ou autre chose. Je te maudis au tant que je maudis le type qui a décidé que tu mourrais d'une balle. Pourquoi pas un peu de poisson dans ton vin ? Probablement que cet homme avait des allergie, quelque chose. Il n'était pas si dur de tuer quelqu'un sans lui loger une balle quelque part. Mais les hommes et les armes à feu... Je voudrais pas abimer une de ces oeuvres. J'ai trop de respect pour l'art. J'effectuais un demi-tour sur moi même, pas inquiète une seule seconde qu'il en profites pour m'agresser ou fuir. Dans le premier cas, j'avais un flingue, dans le second cas... j'avais un flingue. Que la vie est belle ! Mes yeux se posaient sur un autre tableau. Ca te gêne si peu que cela de mourir ? Je fronçais les sourcils. Tu dois bien avoir quelqu'un pour qui t'accrocher à cette vie non ? Quelqu'un ou même quelque chose, une passion ou même une idée. Moi j'avais Etan pour qui survivre. J'avais également l'idée de venger mon père et mon clan avant de mourir. Rentrer à Boston et reprendre ce qui me revient de droit. Ne pas laisser l'empire de mon père à l'abandon... Oui, j'avais des tas de raisons qui faisaient que j'avais envie de vivre. Je me tournais de nouveau vers lui en souriant, tristement. Tu as forcément une raison de rester, on en a tous une... Et moi, j'ai des principes. Je m'arrêtais de parler quelques secondes. Je désignais de ma main armée son bras. Comment tu t'es fait ça ? Des principes, un contrat... Un contrat, des principes. Bordel de merde, qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire ? Pourquoi fallait-il qu'il veuille mourir ? Il n'aurait pas pu se défendre et me forcer à le tuer pour me protéger ! Cela aurait été tellement plus simple.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Mer 29 Mai - 15:41


« The sun goes down the stars come out.
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La vie est une chose plutôt étrange, elle va, elle vient et je me sentais juste porter par cette dernière, j’étais là pour une raison, j’avais fait certains mauvais choix qui m’avait mené jusqu’ici. Je me retrouvais sans rien, pas d’arme, pas d’âme et plus d’envie, non je n’allais pas me battre pour ma vie, je n’en avais pas la force et puis à quoi ça mènerait que ce soit elle ou un autre le résultat serait le même, la vie finit toujours par la mort. Alors qu’elle me disait enfin son nom je lui envoyais un sourire. « Je suis Niko Kostas mais tu dois le savoir je pense. Je t’aurais bien fait un baise main mais tu risquerais de prendre ça pour une attaque. » On pouvait enfin avoir un échange, elle était un peu moins sur la défensive. Elle me faisait rire dans sa façon d’agir, comme si elle ne savait pas comment réagir avec moi, c’est sûr que ça ne doit pas être tous les jours qu’elle doit tuer un homme qui se fiche de vivre ou mourir. Alors qu’elle me disait pouvoir faire l’avocat du diable sa phrase se coupa au mot mourir un éclat de rire sortit de ma bouche, je n’avais pas pu m’en empêcher, elle avait plus de mal avec le fait de me tuer que moi plutôt ironique. « Avant de mourir ? Non merci je me suis déjà arranger avec ma conscience. » Petit à petit on réussissait à avoir une conversation et heureusement pour moi la jeune femme était intéressante, ma dernière interaction avec un être humain ne serait pas trop mal. C’était une amatrice d’art tout comme moi et elle était aussi inquiète que moi à l’idée de souiller ces œuvres qui nous entouraient. C’était un comble, je m’en faisais plus pour les œuvres que pour ma vie, autant dire qu’elles valent plus que moi, leur prix est inestimable car ce sont des vestiges d’un passé, les souvenirs qui traverseront le temps si on en prend grand soin. Je me tournais vers elle alors qu’elle me maudissait d’être venu dans ces lieux, que voulait-elle que je lui dise, j’avais peut-être senti la fin et j’avais voulu être dans un endroit qui m’apaiser. « Je suis d’autant plus heureux qu’ils aient confié cette mission à une amatrice d’art. Si tu veux je peux changer de place et me mettre là où on est sûr de ne rien abimé. » J’avais presque l’impression que j’allais devoir l’aider dans son action, on aurait presque cru qu’on tournait un film et on cherchait le meilleur endroit pour tourner. Ça aurait pu être sympa que ce soit filmer puis envoyer à la famille du décédé, oui enfin dit comme ça c’est plutôt glauque en fait. Summer, enfin la supposé Summer regardait les lieux, elle avait ce regard de connaisseuse et pas celle du touriste qui passe devant un tableau sans vraiment le regarder. Il fallait s’imprégner de l’œuvre, ressentir chaque coup de pinceau que l’artiste avait donné, comprendre une œuvre était obligatoire pour en apprécier la beauté. Je la suivais dans son tour d’observation des tableaux, je me mettais derrière elle avec aucune arrière-pensée de prendre le dessus sur elle. « Tu es sûre de vouloir apprendre à connaître un homme condamné. » Je souriais légèrement, cette fille avait quelque chose de spécial j’en étais sûr, elle n'était pas comme tous ces tueurs qui abattaient leurs victimes sans scrupule, se serait peut-être un défaut au bout d’un moment, si on écoute trop ses principes on n’est pas assez rentable. « Crois-moi les personnes que je laisse derrière moi seront surement mieux ainsi enfin je dis les alors qu’il n’y a que ma sœur jumelle, Esperanza. Elle sera surement triste mais elle au bout d’un moment elle passera à autre chose puis elle n’aura plus à s’inquiéter pour moi. Elle trouvera l’amour, elle élèvera son bébé et je serais un lointain souvenir. » Une pointe de tristesse s’immisça en moi à la pensée de ma sœur jumelle, mais peut-être que oui elle sera mieux sans moi, ça lui fera quelque chose en moins à s’inquiéter. Je lui manquerais surement mais elle saura avancer et refaire sa vie, j’ai confiance en elle. « Et au niveau des passions et bien on est entouré de la mienne, l’art c’est la seule chose qui me faisait me sentir vivant à un moment. J’aime reproduire ces œuvres même si je n’oserais jamais dire que j’ai autant de talent que ceux qui ont peint les originaux. Mais même l’art n’arrive plus à combler ce vide en moi. » Elle me parlait de principe et j’avais envie de rire, c’est bien la première fois que j’entendais ça d’un criminel, on était généralement sans scrupule, j’avais raison cette fille-là été différente et spéciale je pouvais le sentir. Mais je ne pourrais pas savourer cette déduction vu que mon heure approchée, plus le temps passer et plus je me faisais à cette idée de disparaitre de la terre avec une balle entre les deux yeux. Se serait bref et simple, pas de grande fanfare juste nous deux dans cet endroit sombre. Elle me demandait alors ce que je m’étais fait, je ne savais pas ce que ça changerait, mais si ça lui faisait plaisir d’en savoir plus. Je pouvais bien me livrer une fois avant de mourir. « Une explosion, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment. C’est le résumé de ma vie d’ailleurs. » J’étais toujours derrière elle, observant ses yeux qui filait sur la toile qui nous faisait face, on parlait doucement comme pour garder le côté paisible de cette pièce qui faisait naître en nous un amour en commun, celui de l’art. « Tu m’as demandé si ça me gêner si peu de mourir et je ne sais pas quoi te dire. C’est simplement que ma vie n’est pas des plus importantes, on est seulement de passage sur terre et à ce moment de ma vie j’aurais pensé avoir fait quelque chose d’important mais la preuve est là. Je ne suis rien, la preuve on envoie un tueur à gage pour m’envoyer une simple balle entre les deux yeux. » Je me demandais ce qui lui passer par la tête, à quoi pouvait-elle bien penser cette femme si intrigante, peut-être qu’elle se demandait simplement quand est-ce qu’elle pourrait se débarrasser de moi pour retourner à ses affaires mais au fond je ne lui avais pas demandé de rester. Je passais mes mains dans mes poches, j’attendais ma sentence, elle avait le pouvoir sur notre échange maintenant et je devais juste m’y faire. « Penses-tu que ta vie vaut la peine ? Est-ce que tu as accompli tes rêves d’enfants et vu tout ce que tu voulais ? Si c’est le cas comme moi et bien tu remarqueras que vivre ou mourir importe peu quand tu n’as pas de regret. » C’était le cas j’avais toujours laissé parler mon impulsivité, j’avais vu tout ce que je souhaitais voir, j’avais fait ce que je voulais et maintenant ce n’était que du bonus ce que je vivais. Puis Summer était seule juge de ma vie dorénavant, moi je pouvais simplement profiter de mes derniers moments.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Jeu 30 Mai - 16:55


« I don't know what happen to us »


Arranger avec sa conscience ? J'aurais presque eu envie de dire : la chance. Parce que à l'instant présent et de façon général, j'étais loin d'être en paix avec la mienne. Pas qu'être une criminelle me gênait réellement en soi, même pas le moins du monde puisque je n'avais pas laisser cette vie derrière moi en allant voir les russes une fois à Rio quand j'aurais simplement pu me planquer. Mais j'avais fait des choses dont j'étais pas forcément fière et j'avais d'autres à en faire. Et puis, comment pouvait-il sérieusement avoir la conscience tranquille à l'idée de mourir dans un musée, ou mourir tout simplement ? Mourir dans un musée c'est risqué de lui faire mauvaise réputation. En tout cas, ça leur permettra de se rendre compte à quel point leur système de sécurité est pourri, et leur gardien inefficace c'est le moins que l'on puisse dire. Et de toute façon, j'avais un peu de mal à comprendre comment il pouvait être si tranquille à l'idée de mourir. Moi, je m'étais toujours battue pour la simple idée de vivre et lui, il semblait content que je vienne mettre fin à ses jours. Etait-ce lui ou moi l'anormal des deux ? Quelque chose me soufflait que peu importe la normalité, je devais être plus proche de l'opinion commune de la population que lui. Si non le taux de suicidaire serait beaucoup plus élevé qu'il ne l'est actuellement, il n'y a pas de doutes à cela. Soudainement une de ces phrases me tira un rapide éclat de rire. Il est hors de question que je tire dessus si je risque d'abimer une seule chose dans cette pièce. Moi,maniaque ? Non, j'imaginais juste pas pouvoir abimer une oeuvre d'art. Et j'imaginais aussi l'état de colère dans lequel je serais si cela arrivait ici, ou dans ma propre galerie. Je retrouverais le responsable pour le tuer de mes propres mains alors je ne tenais pas à être le responsable pour cette fois-ci. Même si techniquement, il le serait aussi en parti mais déjà mort donc je ne pourrais pas me venger sur lui. Je ne suis pas seulement amatrice. Non, j'avais fait de l'art une religion. J'avais aussi refait la décoration intérieur de la maison de mon père, au passage. J'observais la pièce, imprimant chaque tableau dans un coin de mon cerveau tout en continuant de peser le pour et le contre. Tuer un homme blessé, ne pas effectuer un contrat. Je savais que ma conscience serait bien plus en paix, on y revient voyez vous, si je prenais la seconde décision. Mais la sécurité de ma fille, et de moi même au passage, ne serait alors plus la même. Du moins ça risquait. Ne pas la tuer et contenter Tasarov, les deux étaient-ils possibles ? Si oui, comment ? Père, que faire ? Envoyez moi un signe ou je ne sais quoi... Non en fait, ce serait trop glauque de recevoir un signe de mon père décédé. Sa voix m'interrompis dans mes réflexions et je souris. Nous aurions qu'à dire que ce seront des confidences de condamné à condamnée. Je ne me sentais pas comme telle, contrairement à lui visiblement mais il faut reconnaître qu'il n'y avait personne pour pointer une arme sur moi à l'instant présent. Il y avait juste en permanence l'ombre de ce contrat posé sur ma tête qui me faisait penser qu'un jour ma fille risque fortement de devenir orpheline. Ou de passionné à passionnée... Ainsi il ne laisserait qu'une soeur derrière lui. C'était déjà beaucoup pour moi, une soeur et un neveu ou une nièce. Que j'aurais aimer que ma fille ait une famille en dehors de moi, cela me faisait sentir triste pour cet enfant à naitre. Et pour cette fille qui allait perdre son frère comme j'avais perdu tous mes proches avant la naissance de mon enfant. J'allais donc être le monstre qui priverait une femme de son frère, je me serais bien passé de le savoir finalement. Il avoua entre entouré de sa passion, désignant par celle ci les ouvres d'art que nous observions. Ce n'était pas tellement une surprise d'apprendre qu'il aimait l'art. Non, c'était même tout sauf une surprise. La seule chose qui le faisait sentir vivant... Mon coeur rata un battement tant j'eus l'impression de m'entendre quelques années plutôt alors que je me remettais doucement d'une tentative de suicide. Pendant longtemps, il y avait eu que l'art et ma loyauté envers mon père dans ma vie. Enfin ça, et une ou deux choses comme l'affection que je portais à Fabian aussi mais c'était pas vraiment ce qui m'aurait forcé à rester. Finalement, j'avais peut être plus en commun avec cet homme que je ne l'aurais cru au début. Reproduire ? Un sourire se peint sur mes lèvres. Ainsi j'avais devant moi un faussaire d'art. Un probablement pas trop mauvais pour ne pas encore avoir été mis en prison. La suite de son discours finit de me déstabiliser. Il ne voulait ps vivre. Il ne pensait pas que sa vie en valait la peine, non il ne pensait pas que Lui en valait la peine. Il avait tort. Toute vie a de la valeur. C'est ce que nous apprend la bible, la torah ou même le coran. La tienne en a donc aussi. Etais-je réellement entrain de dire cela à un homme que je devais tuer ? Oui. Erlina qu'est-ce qui te prend ? Je ne sais pas. Je suis pas une tueuse à gage. Je suis collectionneuse d'art. Mais c'est bien à moi qu'on a demandé de te foutre une balle entre les deux yeux. C'était assez particulier. Comment expliquer ? Je vis de contrats, tu es un contrat. Je ne pense pas que ma vie a de la valeur plus qu'une autre. Quant à mes rêves d'enfant... J'ai toujours voulu visiter Paris, Paris et ses innombrables musées... Paris ou le rêve de la commissaire-priseuse en moi. Des musées, des musées et encore des musées. Sans parler de la tour Eiffel, du Sacré Coeur et de tous les autres monuments qu'il y avait à voir là-bas. J'ai une fille. C'est pour elle que je vis, pour qu'elle grandisse avec sa mère. Quant aux regrets, crois moi je ne me débarrasserais surement jamais des miens. Je le regardais, essayant de voir quelque chose en lui sans savoir quoi. Peut être que finalement j'avais déjà pris ma décision, que je cherchais juste à en mesurer les conséquences avant de faire ce qu'il fallait. D'où je viens, nous agissons sous un certain code, avec ses même principes que je disais avoir. On ne tue pas les femmes et les enfants, on ne s'en prend pas à eux dans la mesure du possible. On ne tue pas non plus un homme blessé. Cela fait pas de moi quelqu'un de bien je le sais. Mais j'aime à penser que j'ai un certain honneur. Ou que je suis totalement conne. Au choix, je vous laisse voir. Comme je l'ai dit, je ne suis pas une tueuse à gage et tu es blessé. Je haussais les épaules avant de ranger mon arme. Qui plus est... je suis sure que ta vie a de la valeur. Et que tu en as aussi. Il y a forcément quelque chose que tu pourrais faire en échange de ta vie. Moi je l'aurais bien laisser partir comme cela à vrai dire mais je n'étais pas spécialement sure que Tasarov soit du même avis. Et puis, était-ce ma mémoire qui me jouait des tours ou il avait dit contre-faire des oeuvres d'art ?

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Sam 1 Juin - 22:04


« The sun goes down the stars come out.
My universe will never be the same I'm glad you came. »

Cette jeune femme était intrigante et étonnante, loin des tueurs à gage que j’avais eu l’opportunité de rencontrer, ou le malheur je ne sais pas trop en fait, bon mon jugement était peut-être faussé par le fait qu’elle aime l’art autant que moi visiblement. Je riais alors qu’elle me disait qu’elle ne tirerait pas si elle risquait d’abîmer l’une de ces œuvres, elle avait raison se serait du gâchis, un tel héritage artistique ruinait par trois gouttes de sang. Je voyais à son attitude qu’elle ne comprenait pas vraiment que je m’en fiche de mourir, je n’avais pas envie de mourir plus que ça j’étais simplement prêt à accepter ma sentence. Je savais que je ne vivrais pas très vieux, je l’avais toujours senti, vu ma vie je m’imaginais mal atteindre les soixante ans pour me retirer dans une maison de retraite en bord de mer. J’avais fait tous ce que je voulais et maintenant ce n’était que du bonus, j’appréciais chaque jour que la vie m’offrait et je n’écoutais que mes envies. Beaucoup de gens disent vivre au jour le jour, carpe diem comme certains disent mais au fond personne ne vit vraiment comme ça, nous sommes quelques-uns et je pense vraiment qu’on est des privilégiés. J’ai toujours fait ce que j’avais envie, me laissant guider par mon instinct et il m’avait conduit à des endroits pas trop mal parfois quand à d’autres il m’avait juste mis dans la galère. Je l’écoutais me dire que ce serait des confidences, je n’avais jamais vraiment parlé de moi à personne pour être honnête. Je racontais certaines choses à des personnes, et d’autres choses à différente personne, mes relations étaient organisés ainsi, en même temps je ne pouvais pas raconter à mes collègues de bureau la dernière arnaque que j’avais fait, tout comme je ne pouvais pas parler à mes amis criminels du dernier projet de mon entreprise. J’avais une double vie et peut-être que c’est pour ça que j’étais plus heureux que les autres, je vivais deux expériences à la fois et dans deux mondes opposés. Il y avait le Niko Kostas de la journée, un gentil petit architecte sous tout rapport et la nuit je me transformais en mon double maléfique, qui prenait de la drogue et buvait jusqu’à s’endormir dans une ruelle, un bar ou un taxi. « Je veux bien te faire des confidences mais j’exige d’en avoir en retour. » Je lui adressais alors un sourire gentil et sincère, c’était rare de me voir sourire ainsi, préférant habituellement ce sourire narquois qui donnait aux gens une folle envie de me frapper, mais au point où j’en étais je n’avais plus rien à perdre je pense. Je commençais à me dévoiler, petit à petit, lui exposant ma philosophie certes un peu morbide mais tellement réaliste, je ne manquerais à personne à part ma sœur. Mes parents se demandaient surement pourquoi je n’étais pas encore mort, et mes amis et bien je n’en avais surement pas de très sincère, les amis de défonce ce n’est pas ceux sur qui vous pouvez réellement compter. « Je ne crois pas vraiment aux religions, les hommes qui ont écrit ces livres étaient aussi vils que toi et moi si ce n’est plus. » La religion, j’avais eu envie de rire quand elle m’en avait parlé, je n’avais jamais eu ce genre de croyance, je m’y étais intéressé à un certain âge pour en savoir un peu plus et quand bien même l’un de ces dieux existait j’étais sûr de bruler en enfer vu les actes que j’avais faits tout au long de ma courte vie. Ces livres étaient pleins de règle et comme vous l’avez remarqué j’ai du mal à les suivre. « Personnellement je ne pense pas pouvoir être sauvé et je ne sais même pas si je le souhaite alors ça répond à la question de valeur. » Peut-être que toute la différence était là, pour qu’une vie soit sauvé il faut le vouloir profondément, croire que ça vaut la peine de se battre mais j’avais perdu tout espoir en l’humanité et la vie ou la mort m’importait peu. Je vivais une vie décousue, sans aucun but alors à quoi bon résister quand un contrat était posé sur ma tête. « Une collectionneuse ? Intéressant, tuer des gens c’est pour arrondir les fins de mois ? » Je riais légèrement, je la taquinais, trouvant cette situation amusante au fond, on se retrouvait dans un musée en pleine nuit alors qu’elle devait me tuer et on finissait par parler l’un avec l’autre sur notre passion commune et nos vies, nos espoirs et nos rêves. Plutôt ironique la vie il faut croire. « Paris, la ville de l’amour, de l’art et du vin. J’y ai vécu pendant quelques années, c’est fabuleux. Je ne sais pas combien de fois je suis allé au Louvre, surement trop. Puis cette ville a une ambiance vraiment unique, il faut que tu la visites un jour c’est un ordre. » Alors comme ça c’était une rêveuse, Paris était un rêve commun aux amateurs d’art vu la diversité des choses à voir, la France était un pays avec une histoire très intéressante et importante ce qui ressortait dans les œuvres des peintres français. Tout y était tellement beau et pourtant comme partout on s’en lassait un jour ou l’autre, comme chaque ville elle avait ce côté éphémère à mes yeux, c’était une ville magnifique mais quand on l’a visité en long, en large et en travers on ne s’attarde plus sur les détails comme au début et ça perd tout son charme. Elle me parlait ensuite de sa fille, j’étais surpris c’était peut-être la première fois que je partageais une conversation à cœur ouvert comme celle-ci et ce n’était pas si horrible que ce que je pensais. « Je suis sûre que la fille a pris toute la beauté de sa mère, enfin je l’espère pour elle. » Faire des compliments n’était pas dans mes habitudes mais au fond Summer était une magnifique jeune femme il fallait être honnête, elle avait tout pour plaire et je ne me lassais pas de la regarder. L’obscurité de la pièce ne m’aidait pas vraiment à voir chaque détail de son visage, mais j’en voyais assez pour être sûr qu’elle était magnifique. C’était le genre de femme sur laquelle on se retournait dans la rue, elle dégageait ce petit quelque chose qui manquait à tant d’autre, ce petit quelque chose qui la rendait unique. « Quel tristesse de vivre avec des regrets, on a qu’une vie alors à quoi bon la gâcher en se rappelant des mauvaises actions qu’on a pu faire. Et c’est un mauvais garçon qui te dit ça. » Elle m’exposait alors son code d’honneur, je me retenais de rire c’était bien la première fois qu’on me faisait le coup, je ne savais pas où elle voulait en venir mais il semblait qu’elle tentait de me sauver. J’étais un peu perdu, j’étais censé être la victime et elle la méchante mais les rôles s’étaient un peu inversés, je me retrouvais à lui dire que ma vie ne valait pas la peine alors qu’elle faisait tout pour chercher une raison de ne pas me tuer. Je ne savais pas à quel jeu elle jouait, si elle me faisait une blague quant au fait de ne pas me tuer, mais elle n’avait aucune raison de faire semblant vu que je ne tenais pas à ma vie plus que ça. « Qu’est-ce que tu cherches à faire ? On ne t’a jamais appris qu’il ne faut pas tenter de sauver quelqu’un qui ne veut pas l’être, ça n’apporte que de la déception. » Je soupirais légèrement face à cette scène grotesque que même le plus imaginatif n’aurait pas vu venir, je me retrouvais presque à appuyer sur la détente moi-même. « Ecoute tu m’as l’air d’être une fille bien, tu ne veux pas attaquer un homme blessé mais ce n’est qu’un petit problème au bras, pas une vraie blessure. Je t’ai dit que j’étais inutile, je n’apporte que malheur. Je mens à tout le monde, le jour je joue les architectes et la nuit je m’amuse à reproduire des œuvres, je n’ai rien à apporter à tes patrons. » Il fallait se rendre à l’évidence ils avaient surement des tas de gens pour faire ce que je faisais, j’étais plutôt bon dans mon domaine mais je n’étais pas irremplaçable c’est ça qu’elle ne comprenait pas. Chaque être humain peut-être remplacer dans le monde des criminels, on est rien simplement les esclaves de gens qui ne veulent pas se salir les mains mais se remplir les poches. Rien de très glorieux quoi, et j’en avais marre de jouer les larbins pour me retrouver sans des situations comme celle-ci.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Dim 2 Juin - 18:01


« I don't know what happen to us »


Alors je te ferais quelques confidences également... Je souris intérieurement à cette remarque. Je ne faisais de confidence à personne depuis tellement longtemps que je n'étais même pas sure de me souvenir de ce que cela était réellement. Lui parler de quoi ? De mes projets de vengeance ? De mon inquiétude permanente pour ma petite fille ? C'était de un emmerdant comme confidence, de deux probablement trop personnel pour que je le dise. J'étais pas le genre de fille qui s'ouvre à tout le monde. Non, j'étais définitivement pas le genre de fille à faire ça. Après tout à part Fabian, qui pouvait prétendre que je m'étais un jour ouvert à lui ou à elle ? Bon, Etan ne comptait pas : c'était ma fille, mon bébé, la seule chose encore importante dans ma vie, avec l'art bien entendu. Pourtant quand il me sourit, probablement de façon plus sincère qu'il ne l'avait fait jusqu'à lors, je me permis de lui sourire de la même manière en retour. Pourquoi ? Je ne savais pas. Peut-être parce qu'il y avait cette chose dans ce qu'il disait, dans ses yeux, qui m'avait touché plus que je ne voulais bien le reconnaître. Peut-être parce que ce petit jeu qu'on semblait faire me plaisait plus qu'il ne l'aurait du. Peut-être que... peut-être que j'avais envie de me confier à lui car plus la conversation avançait plus j'avais l'impression de parler à quelqu'un que je connaissais déjà tout en sachant que ce n'était pas le cas le moins du monde. Je ne devais pas penser à tout ça. C'était plus simple. Oui ne pas y penser. Mais penser à quoi ? A notre conversation, ce serait plutôt une bonne chose. Croire est quelque chose de bien personnel. Quant à ce que les hommes ont fait des religions, effectivement cela est discutable. Mais ce qui est appelé les écritures saintes reste à mes yeux, un bon livre de philosophie... Après tout, n'était-ce pas des principes que tous devraient respecter qui étaient énoncer à pas mal d'endroit dedans ? Ne pas blesser, ne pas trahir, ne pas voler, ne pas insulter... Oh venant de moi, ce genre de considération était pas mal risible, je le savais. J'avais tué, trompé, trahi, manipulé et bien d'autres choses inavouable encore. Je m'étais joué de gens qui m'avaient trop facilement accordé leur confiance. Mais qui était assez fou pour accorder sa confiance à la fille de Liam O'Connor après tout ? Pourtant, le jour où c'était ma confiance qui avait été trahie, ce jour là j'avais vu rouge. Qui étais-je pour leur reprocher d'avoir fait ce que je faisais moi même ? J'en savais aucune idée mais le nom de ma vengeance me revenait souvent en tête. Moi vil ? Voilà un jugement bien prompt à mon égard ! Je ne suis que quelqu'un qui a su faire les alliances nécessaires pour survivre. Ou ma tête serait déjà tombée... Au tant ne pas y penser ! La valeur de ta vie n'a rien à voir avec le fait que tu accordes de l'importance à ta vie. Pas à mes yeux tout du moins. Peut être que d'autres n'avaient pas la même vision du monde. Mais était-ce parce que quelqu'un ne voulait pas vivre qu'on devait obligatoirement le laisser mourir ? Je n'étais pas forcément quelqu'un de très pratiquante mais mon père était croyant et j'avais été élevé par cet homme alors forcément, certaines choses restaient. Oui collectionneuse. C'est un métier très passionnant bien que probablement trop porter sur la comptabilité à mon goût. Moi et les maths... Une moquerie alors que je lui adressais un rapide clin d'oeil, qu'il ne remarqua probablement pas. J'étais une historienne, une amatrice d'art mais jamais une scientifique. Je faisais des maths que parce que mes métiers successifs m'y obligeaient. Non, mes fins de mois sont déjà bien rondes. Tuer c'est par nécessité... en quelque sorte. Puis, ce fut mon tour de faire des confidences. Paris... Un rêve pour toute personne qui aimait l'art. Paris un rêve que j'avais eu à portée de main à une époque, un rêve que j'aurais pu faire. Mais j'avais choisi Rio. Rio pour être plus près de ma Boston natale. Si non, il y aurait eu Paris, puis l'Irlande en bonne irlandaise que j'étais, probablement Londres pour voir Big Ben en vrai. Oui, il y aurait cette merveilleuse Europe pleine d'oeuvre à voir et à revoir. C'est un ordre que je suivrais avec plaisir. Du moins si l'occasion se présente. Je te souhaite d'y retourner. Quand il en parlait, il y avait la flamme du passionné dans ses yeux. Et j'avais la voir là. Il avait de beaux yeux. Je ne le remarquais que maintenant... Pourquoi est-ce que je remarquais ce genre de chose ? Je me serais bien mise des baffes mentalement mais au fond de moi je savais déjà que je n'aurais pas le coeur à le tuer. Je souris en entendant le compliment qu'il me faisait à travers ma fille. J'aurais bien eu envie de répondre que oui mais ce n'était pas tellement faire preuve de modestie. Et de toute façon, comme toutes les mères : je trouvais que ma fille était forcément la plus belle. Je suis pas très objective à son propos. Puis je me mis à rire. Un mauvais garçon... Pourquoi voyais-je en lui autre chose que ce qu'il me disait être ? Je regrette plus les choses que je n'ai pas faites... Mais je vis bien avec mes regrets. Je regrettais aussi des choses que j'avais faites, comme tout le monde je pensais. Tout le monde sauf lui, il faut croire. Je l'écoutais me dire que j'étais pour ainsi dire folle de ne pas le tuer. Oh il ne le disait pas comme cela mais c'était bien ce que j'entendais derrière mes paroles. Mais plus il parlait plus je souriais comme une gamine. Ce ne sont pas mes partons et qui a dit que je parlais d'eux ? Je me rapprochais assez de lui pour pouvoir étudier les traits de son visage, ne cachant pas une seule seconde le faire. Je suis pas une fille bien. Et tu es blessé. Je ne parle pas de ton bras mais d'autre chose. Il était blessé dedans pour vouloir mourir. Non pour ne pas vouloir vivre, pour préférer être tuer que rester aux côtés de ceux qui comptaient pour lui. Tu m'as dit mais je ne te crois pas, Niko. Je souris encore, devant presque insultante tellement mon sourire ne voulait quitter mon visage. Je souriais de la situation, je souriais de cet air défait sur son visage comme il ne comprenait pas ce que je cherchais à faire, je souriais de m'être retrouvée. Ce que je cherche à faire ? La même chose que quelqu'un à fait pour moi : me remettre les yeux en face des trous. En plus, je te l'ai dit : je ne suis pas une tueuse et j'aime pas avoir du sang sur les mains. Je m'éloignais un peu et allais me place devant un autre tableau tout en continuant à parler, les deux mains dans les poches arrières de mon jean. Il y a forcément quelqu'un a qui tu donnes un peu de bonheur, si ce n'est que tu n'apportes pas le malheur. Tu m'a parlé d'une soeur. Ne la rends-tu pas heureuse par moment ? Elle est enceinte n'est-ce pas ? Voudrais-tu priver son enfant du bonheur d'une famille ? Crois moi, grandir sans famille ce n'est pas drôle. J'étais assez bien placée pour le savoir et ce même si je le faisais, sans le vouloir, subir à ma propre fille. La ramener à son père ? Pour que celui ci me tire une balle entre les deux yeux... Non merci. Crois-moi, avant de me décevoir : tu vas devoir faire preuve d'imagination. Laisse moi te montrer Niko. Laisse moi te montrer que vivre n'est pas quelque chose à laisser passer. Je me tournais vers lui avec un grand sourire. Puis, je sortis mon arme et lui tendis. Ou tires toi une balle seul.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Ven 7 Juin - 17:26


« The sun goes down the stars come out.
My universe will never be the same I'm glad you came. »

Le jeu des confidences étaient lancés, même si au fond on ne s’en faisait pas réellement, enfin ce n’était pas mon impression. On parlait simplement, comme deux personnes normales si on enlève la mort imminente du tableau, c’était peut-être ça le secret pour que je sois apprécier je n’avais qu’à être moi-même et pourtant j’en étais incapable avec le monde extérieur. Je me cachais derrière cette image de beau gosse arrogant qui au fond ne me collait pas du tout, bon je n’étais pas non plus le grand romantique que certaines ont voulu espérer. J’étais tout en contradiction, je pouvais passer d’une humeur à l’autre, sérieux et guindé, puis amusant et imprévisible, je ne sais pas pourquoi j’étais ainsi, sincèrement. Parfois j’étais de bonne humeur, taquin et amusant puis d’un seul coup des idées sombres envahissaient mon esprit sans que je m’y attende en entendant simplement un mot. Ce soir je tentais de me contrôler mais cette jeune femme m’apaisait, aussi étonnant que ça puisse paraître, elle m’amusait et m’intriguait, si différente de ce que j’avais pu connaître auparavant et ma seule envie était de découvrir ce petit bout de femme tant qu’elle m’en laissait la chance. « J’aime penser qu’il y a une partie de vous obscure mademoiselle … Ah mince je ne connais pas ton nom de famille ça ruine un peu mon effet. » Un rire franc résonna dans la pièce, je m’amusais d’elle mais pas d’une façon méchante, simplement car elle ne se livrait pas alors qu’elle espérait de moi que je le fasse. Puis elle avait de l’avance sur moi, elle connaissait surement des détails sur moi vu qu’elle devait me tuer, je comptais bien rattraper ce retard et le plus vite possible. Elle me faisait sourire à voir de la valeur dans ma vie quand moi je n’y voyais qu’un trou noir, j’avais toujours aperçu ce néant quand je visualisais ma vie, un tourbillon de mauvais choix et d’abus en tout genre mais c’est pour ça que j’aimais ma vie aussi. « Mais si je n’accorde pas d’important à ma vie de ce fait elle est sans valeur réelle tu ne crois pas. » Je plissais les yeux, vraiment elle me surprenait à chaque instant cette fille et elle ne devait même pas s’en rendre compte. « Tu te rends compte qu’on est en train de débattre sur l’importance de ma vie alors que tu es censé appuyer sur la gâchette. » L’ironie de la situation m’amusait encore plus que tout le reste, c’était plutôt agréable d’avoir quelqu’un à qui parler et qui avait du répondant, ça changeait de ces autres personnes vides de sens que je côtoyais la plupart du temps. Mais peut-être ces personnes étaient vide de sens car je ne m’intéressais pas à elles, je ne portais que rarement attention aux gens qui m’entouraient. Mais elle, c’était autre chose. Tout était déroutant ce soir, ce lieu que j’avais l’impression de redécouvrir comme à chaque fois, cette femme, ma vie. Peut-être avait-elle raison, ma vie avait un sens mais je ne le voyais que quand je peignais, le reste du temps j’avais plutôt l’impression d’être un boulet que ma sœur devait trainer partout. Elle tuait par nécessité, voilà un aveu plutôt déroutant et surtout intriguant, j’avais envie d’en savoir plus, non pire j’en avais besoin pour réussir à la cerner enfin. « Tuer par nécessité ? Rassure moi tu n’es pas une cannibale qui mange ses victimes ? Je souhaite une mort un peu plus glorieuse. » Cette petite touche d’humour était peut-être mal placé et pourtant j’aimais cet humour un peu noir et pas forcément des plus glamour mais en même temps elle ne m’avait pas l’air d’une bimbo qui pense à son physique et aux apparences avant tout. Alors qu’elle me souhaitait de retourner à Paris je me demandais sérieusement si elle avait compris le but de sa mission, je n’étais pas censée sortir de là vivant mais elle essayait de me sauver. Moi qui pensait que c’était les hommes qui sauvaient les femmes d’habitude ou alors c’est peut-être simplement dans Titanic. « Si j’ai l’occasion d’y retourner je pourrais t’emmener si tu veux, ce serait un plaisir de te faire découvrir tous les recoins de cette ville. » C’était un peu comme un rendez-vous, certes impossible vu que j’allais mourir sous peu mais je voulais surtout observer sa réaction qui risquait d’être marrante ou alors elle me rejetterait peut-être tout simplement à l’idée de passer du temps avec moi hors de ce musée. Elle s’approchait de moi, pour m’observer, je doute qu’elle se rendait compte des risques qu’elle encourait en faisant ça. Non pas que je me défendrais mais je pourrais réclamer une dernière chose comme un condamné, et se serait peut-être de l’embrasser, bah quoi autant en profiter avant de mourir et qui plus est ce n’est pas parce que j’allais mourir que j’ai perdu ma vue. Elle était exquise, et tellement belle, ce genre de beauté qu’on a envie d’observer toute la journée sans se lasser. « Je crois que tu es une fille très bien, seulement tu ne t’en rends pas compte. La preuve tu fais tout pour éviter de me tuer, je ne crois pas qu’une mauvaise fille se soucierait de moi ou des gens que je laisse derrière. » J’arquais un sourcil intrigué, elle essayait de lire en moi et je me demandais ce qu’elle arrivait à décrypter, j’avais toujours voulu être une énigme mais bon autant l’avouer elle avait eu droit à beaucoup de confidence déjà. « Tu es psychologue aussi ? Dis-moi ce qu’il y a de blessé chez moi alors, ça m’intéresse. » Un petit rire sortit de ma bouche, il n’était pas moqueur bien qu’on aurait pu le croire mais je m’amusais de son sauvetage. Si ce n’était pas elle qui me tuait se serait quelqu’un d’autre alors pourquoi se donnait-elle la peine. Et alors qu’elle s’éloignait je la suivais, comme une ombre. Je me plaçais derrière elle, j’approchais ma bouche à quelques centimètres de son oreille pour lui parler comme si nous étions dans une salle bondée et que je voulais qu’elle soit la seule à attendre ce que je disais. « Je t’ai dit je ne veux pas être sauvé. » Je restais alors proche d’elle, observant sa posture pour définir son état d’esprit. Elle continuait à me parler de mes proches, de moi, ça m’ennuyait presque de parler autant de moi car même si je me trouve intéressant elle le semblait tout autant que moi. « Je n’ai pas vraiment eu de famille et je ne suis pas si mal que ça je pense … Parle-moi de toi, quel âge à ta fille par exemple. » J’essayais de retourner la situation, mais elle était surement têtue vu sa façon d’être depuis le début de notre échange, j’arriverais à mes fins j’en étais certains. Comment résister à un homme comme moi, c’était presque impossible car quand je voulais quelque chose je ne lâchais rien. Elle faisait tout pour que je la suive dans ses délires, mais je restais sur mes gardes, au fond elle était là pour me tuer au départ et rien d’autre. « Tu sais la confiance n’est pas une chose que je donne aussi facilement. Ça se gagne petit à petit avec le temps et toi tu veux que je te crois comme ça sans filet de sauvetage … Très peu pour moi » Je me renfermais d’un coup, faire confiance aux autres n’étaient pas dans mes attributions, puis elle me tendait son arme je reculais pour me diriger vers un autre tableau sans lui adresser un regard. « Je n’aime pas les armes à feu. » Ma vision des choses venaient de changer, elle me demandait beaucoup plus que ce que je pouvais lui offrir. Elle attendait de moi que je sois ce gentil homme bien sous tous rapports mais ce n’était pas mon genre, loin de là. Pourquoi me demandait plus que ce que je pouvais lui offrir, elle donnait sa confiance en moi alors que je ne n’avais rien à lui donner en retour, elle allait être déçue mais elle ne voulait pas le comprendre. J’étais tendu, chose qui m’arrivait que très rarement, mais son envie que je la crois avait fait l’effet d’une douche froide. « On t’a demandé de me tuer alors pourquoi tu n’effectues pas les ordres qu’on t’a donné ? Se serait beaucoup plus simple pour tout le monde. » Oh oui tellement plus simple que moi devant supplier pour avoir la vie sauve, je n’avais pas envie de me sentir faible ou redevable à une femme que je venais à peine de rencontrer.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Sam 8 Juin - 16:51


« I don't know what happen to us »


Visiblement il n'était pas prêt à croire que j'étais une angélique jeune femme. Ce dont je ne pouvais pas l'accuser puisque j'avais pointer sur lui mon arme et que j'étais censé le tuer. Mais, stupidement, je le reconnais sa remarque me fit rire. Non pas qu'il ne veuille croire que je sois toute blanche mais plus les mots utilisés pour me le dire. Et oui, bien que je sois une amatrice d'art, j'appréciais aussi les films star wars et j'avais soudainement l'impression que l'on m'accusait d'être un sith. Je me doutais que ce n'était pas dit dans ce sens là mais je ne pus que sourire à cette remarque. Williams. Mon nom, c'est Williams. Après tout, je savais bien son nom, il pouvait connaître le mien. Et ce n'était de toute façon pas mon véritable nom alors je ne prenais pas grand risque. De même que je doutais de mettre Fabian en danger, puisque j'avais choisi de porter son nom plutôt que n'importe lequel que j'aurais pu trouver dans un annuaire. Oui, j'avais de drôle de considération et il était encore plus drôle d'y penser à cet instant là. Comme si c'était parfaitement normal de penser à ça quand j'aurais plutôt du être en train de tuer un homme. D'ailleurs, je ris. Ou plutôt, il me fit rire. Effectivement, c'est assez inattendu comme débat. Vu ainsi la situation avait un certain comique. J'aurais du le tuer. J'aurais déjà du être repartie, laissant un cadavre encore chaud dans les mains du gardian et me voilà à essayer de lui faire admettre que sa vie avait de la valeur. Et ce n'était en aucun cas pour l'humilier, pour me sentir mieux une fois que j'aurais appuyer sur cette fameuse gâchette. Non j'envisageais plus cela comme une sorte de défis personnel : je lui ferais avouer ce dont j'étais sure à cet instant, qu'il le pense sincèrement ou non. Un drôle d'idée, un drôle de défi mais venant de moi cela ne m'étonnait même pas. De toute façon, je commençais à trouver cette situation de plus en plus comique et même dérangeante alors un peu plus un peu moins à cause de cette sorte de défi ne changerait rien. Cannibale ? Oh grand dieu, jamais ! Quelle idée ! Je ne saurais pas faire preuve d'au tant de barbarie. Moi qui répugnait déjà à me servir d'une arme à feu pour tuer, préférant largement une mort laissant moins de traces visibles et sanglantes. Je me vois mal servir à manger à des convives « et au plat, une cuisse de jeune femme bien rôtie ». Je me contenterais d'un bon filet de boeuf. Pourtant, avec un certain humour, j'imaginais sans mal la scène. Ce serait assez inhabituel. Tous les recoins... dois-je traduire par tous les musées de la ville ? Si c'est le cas, j'accepte avec plaisir la proposition ! Je devais le tuer et je venais d'accepter qu'il me fasse visiter un jour Paris. Cherchez pas la logique, je ne le voyais pas. Enfin si, je savais déjà que je le tuerais pas. Je souris soudainement comme une enfant. Je te demanderais bien de m'emmener dans un bar mal famé mais je viens de me rendre compte que je suis jamais aller dans un bar. Oui, l'éducation de mon père avait plutôt pas mal fait effet en y repensant. Même à l'époque où je faisais le mur, j'y avais pas posé un pied. Et après ? Je préférais tellement les soirées mondaines aux bars généralement pleins à craquer des gens sentant l'alcool et la sueur... Non pas mon truc. J'aimais ne pas être tassée au milieu d'une foule et pouvoir entendre ce que me disait mon interlocuteur. Oh je savais que tous les bars n'étaient pas forcément comme ça mais voilà. Moi une fille très bien ? J'en aurais presque ris. Je ne suis déjà pas une fille bien. Et ce même si je me soucie de la vie des gens. Je n'étais pas arrivée ici par hasard. J'avais voulu me mêler aux affaires de mon père, et je ne parlais pas ici seulement de gérer ses galeries d'art. J'avais voulu devenir comme je l'étais, même si quelques buches c'était dressées en travers de mon chemin. Je me suis pas retrouvée ici par hasard. J'ai pas pour habitude de laisser quiconque me dictait ma conduite. Je ne suis juste pas une tueuse au sang froid. J'étais une tueuse tout de même mais pas ce genre là. Après tout, quand avais-je pour la dernière fois tirer une balle entre les deux yeux de quelqu'un ? Jamais. J'avais jamais tuer par balle, ou si non on avait mis un point d'honneur à me le cacher. Je ne suis pas un psy, je n'ai jamais porté d'intérêt à cette profession mais je veux bien essayé. Je continuais de le regarder sous toutes les coutures, profitant de ma mission temporaire de psy pour pouvoir l'observer. Il était bel homme, cela ne faisait aucun doute. Avoir si peu envie de vivre prouve clairement que quelque chose cloche chez toi. Si non ? Tu accordes aucune valeur à ta vie. Tu es blessé, cela me fait pas de doute. Là s'arrête ce dont je peux être sure mais partons sur les suppositions, sait-on jamais. Peut-être as-tu du décevoir ou blesser les personnes à qui tu tiens, durant l'enfance et pourquoi pas encore maintenant... Cela, à mes yeux, pourrait expliquer mes autres suppositions. Je haussais les épaules assez peu convaincue parce que je disais. Je n'avais aucune idée de ce qui pouvait pousser quelqu'un à être comme lui. Et je ne parlais pas seulement du peu d'envie de vivre, ça je pouvais comprendre. Non, je parlais de lui tout entier, dans la globalité qui m'apparaissait et m'intriguait. Qui a dit que j'avais besoin de ton accord ? Si je voulais le sauver je le ferais sans son accord, ou avec s'il me le donnait. Comme on me l'avait fait un jour. Depuis quand je demanderais l'avis de quelqu'un de toute façon ? Parler de moi ? Je fus surprise. J'avais pas envie de parler de moi, j'avais jamais envie. Comment mentir et se souvenir de cette fausse vie que je disais avoir eu ? Et je n'avais pas envie de lui mentir, car je sentais qu'il avait été honnête avec moi. Bien que je n'ai pas non plus envie de lui dire la vérité. Ma fille a deux ans. Elle est... merveilleuse mais bon, venant de sa mère. Bon, ça manque peut-être de présence masculine à la maison mais j'ai bien grandit sans présence féminine. Et elle, contrairement à moi, aurait l'occasion de rencontrer d'autres enfants de son âge. Oh bien sur, il y avait eu Fabian pour moi, mais mon frère ne comptait pas : je parlais d'enfant extérieur au cercle familiale. J'eus envie de rire. Je retiens un fou rire, par pure politesse. Qui a parlé de confiance, Niko ? Je souris encore. Je veux te montrer quelque chose, mais je te demande pas de me faire confiance. Que risques-tu de toute manière ? Je haussais les épaules, m'attendant pas vraiment à une réponse. Que risquait-il de pire que ce que j'étais censé lui faire ? Bon d'accord, la torture pouvait parfois être pire qu'une morte rapide. Je ne suis pas non plus du genre à faire confiance. Je le regardais s'écarter de moi. Je le laissais faire, rangeant mon arme au passage parce que j'avais déjà comprit qu'il ne la prendrait pas. Il voulait pas vivre, il voulait pas mourir non plus. Je hais les armes à feu. Je détestais les armes à feu. C'était tellement... dangereux. Particulièrement si vous la laissez entre des mains inexpérimentées. J'avais jamais tiré sur quelqu'un mais j'avais passé un certain nombre d'heures à tirer sur des cibles, assez pour juger que je savais m'en servir de façon à ne pas être un danger public avec cela dans mes mains. Plus simple pour toi. Pas pour moi. Je détournais mon regard de lui, cherchant l'endroit par lequel j'étais arrivé. J'aurais aimé te montrer l'intérêt de vivre. Mais, si je ne te tue pas, c'est principalement pour ne pas avoir ces mêmes regrets dont on parlait tout à l'heure. J'ai pas besoin de ça. Doucement, observant une dernière fois les tableaux au passage en bonne passionnée que j'étais, je me dirigeais vers la sortie. Pourquoi se presser ? J'avais toute la vie devant moi, ou presque. Et lui aussi.


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    Il y a dans ma vie bien des gens. Il y a Fabian, à qui je pense constamment. Il y a Chase dont la présence me rassure. Il y a Patrick qui m'est devenu indispensable. Il y a Niko qui a débarqué sans que je m'y attende et que je refuse de laisser partir. Et il y a toi, Etan, ma fille, la chose la plus précieuse qui me reste.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer Ven 14 Juin - 19:24


« The sun goes down the stars come out.
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Elle se livrait petit à petit à moi, son prénom, son nom enfin autant ils étaient faux mais je m’en fichais elle acceptait de me dire quelque chose et c’est tout ce qui compté au fond. Je me trouvais quand même dans une position étrange, entre la vie et la mort, avec cette femme qui me laissait pratiquement le choix, mais j’avais rejoint l’obscurité de la vie depuis tellement longtemps que cette petite lumière qu’elle représentait m’effrayer plus qu’autre chose. Je ne connaissais que l’obscurité, rien d’autre, depuis le début j’avais lutté contre mes propres démons à chaque seconde. Mon cerveau ne m’autorisait que très peu de répit et à cet instant encore moins. Mes pensées déferlaient les unes après les autres, me montrant le meilleur comme le pire. Mais lorsqu’elle parla de servir à ses invités une cuisse humaine, ce petit trait d’humour m’arracha un sourire, ce genre de sourire que j’avais que trop peu. Je ne me forçais pas avec elle aussi étonnant que ça puisse paraître, je n’avais pas à feindre un quelconque intérêt car elle m’intéressait vraiment. C’était donc ça l’espoir, je n’en avais jamais eu l’apparition mais cette dernière me faisait comprendre peu à peu que les choses pouvaient être différente. Seul problème de taille, je ne me voyais pas aussi bien qu’elle, certains diraient que je me sous-estime et pourtant pour moi c’est simplement la logique des choses, qu’est-ce que j’avais fait dans ma vie pour mériter ce genre de chose, je n’étais qu’une carcasse d’homme. Un corps maintenant vide, ces dernières années n’avaient fait qu’achever ce qui restait de bon en moi, je n’étais pas un homme bon et généreux loin de là. Elle rendait les choses différentes, elle me poussait à réfléchir, à me demander ce qu’aurais pu être ma vie si elle avait été différente. « Il n’y a pas que les musées à voir à Paris crois-moi, il y a même parfois plus d’art dans la rue qu’à l’intérieur de toutes ces galeries. » Elle me faisait sourire, Paris était une ville animée, pleine de ressource et je ne m’étais jamais lassé de déambuler dans ces rues sombres à la recherche d’une énième découverte. Je restais bouche-bée face à son aveux, elle avait l’air d’une enfant d’un seul coup, si innocente et magnifique. Elle était un souffle frais, comme cette petite brise qui nous fait du bien et c’était le cas pour moi. « Je t’emmènerais ou tu voudras. » Je me surprenais moi-même en lançant cette phrase, mais je le pensais car elle était spéciale enfin elle me semblait spéciale. J’avais pensé qu’elle me tirerait simplement dessus et pourtant on était là à parler de tout et de rien, peut-être qu’elle gagnait du temps pour simplement me tirer une balle dans la tête plus tard mais j’avais du mal à croire qu’elle me ferait la conversation pour ensuite me tuer. « Je ne pense pas que tu puisses être pire que moi alors tu es une fille bien et ça vient de la bouche d’un criminel donc ce n’est pas comme si il fallait vraiment m’écouter. » Le bien et le mal n’était pas une chose que je connaissais vraiment au fond, je me fichais des actes des autres et du passé qu’elle pouvait avoir. La seule chose qui m’intéressait c’était ce moment présent, ce qu’elle avait pu faire et bien c’était son problème. Je n’étais pas très glorieux non plus, je n’avais certes tué personne mais j’étais un salaud fini. J’écoutais son analyse et mon sourire s’agrandissait, peut-être pour cacher ce qu’il y avait au plus profond de moi, mais même si je souriais je n’étais pas convaincu par ce dernier et rien qu’en me regardant elle pouvait sans apercevoir. J’avais le regard vide en me remémorant ma vie, je n’avais jamais été quelqu’un de bien c’est le moins qu’on puisse dire. Je me voyais comme un fardeau et une épave la plupart du temps enfin quand j’étais lucide et que je réfléchissais à ma vie réellement ce qui arrivait très rarement surtout ces derniers temps. « Je ne tiens à personne, c’est une faiblesse. J’ai éloigné tous les gens de ma vie pour cette raison. » Bon d’accord, la première partie était fausse car j’avais éloigné les gens auxquels je tenais pour ne pas qu’ils aient d’ennuis en commençant par ma sœur. Je m’étais enfui laissant ces problèmes non résolu dans ma vie en Grèce, j’avais tout fait pour que la partie de mon cerveau qui contenait mes souvenirs soit anesthésié. Je me sentais faible quand on parlait de moi, je ne voulais pas qu’on puisse voir une quelconque faille alors que j’en avais tellement au fond. Je voulais paraître fort et froid, surtout froid, je ne laissais pas les gens s’attachaient à moi pour des raisons inconnus, surement que ça rejoignait le fait que je me vois toujours d’un mauvais œil. Je ne pouvais pas être aimé, c’était impossible vu la personne horrible que j’étais. Je l’écoutais parler de sa vie, de façon brève, ça m’amusait d’ailleurs qu’elle résume sa vie à son enfant. Ça pouvait se comprendre mais ça m’étonner réellement. « Alors ta vie se résume à ta fille simplement ? Tu n’es pas très bavarde quand il s’agit de parler de toi … Ça me donne encore plus envie de savoir qui se cache derrière cette façade. » J’arquais un sourcil, intriguait par cette bonne femme, elle était différente de tout ce que j’avais connu jusque-là, elle semblait forte et indépendante mais une certaine tristesse ressortait d’elle, un manque mêler à de la rage. Elle voulait me montrer quelque chose et ma curiosité commença à prendre le dessus, oh oui je voulais savoir ce qu’elle voulait me montrer, je voulais savoir qui elle était mais ça m’effrayait de vouloir autant en savoir, moi l’éternel égoïste je ne comprenais pas ce soudain intérêt pour une autre personne. « Je risque de tomber dans la trappe d’une mauvaise fille. » Cette petite touche humoristique était à double tranchant mais surtout à double sens, oui je commençais à tomber petit à petit dans le piège que représentait Summer Williams sans aucun filet de sécurité pour me retenir en cas de chute inattendu. Je la suivais pourtant vers la sortie, je m’étonnais moi-même, mais après un moment on arriva à l’extérieur, je respirais l’air frais car admettons-le je ne pensais pas pouvoir le faire de nouveau. Elle me donnait une deuxième chance en quelque sorte, chose étrange surtout que je n’avais jamais eu l’impression d’avoir une chance dès le début de ma vie. Je reportais mon regard vers elle, dans l’attente de voir ce qu’elle me réservait, pressé comme un enfant le jour de noël, cette image me fit sourire.

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MessageSujet: Re: The stars come out { Summer

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The stars come out { Summer

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